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Brad Pitt réactive la mémoire du mythique Studio Miraval

21/12/2021
Le point commun entre Pink Floyd, Alain Bashung, AC/DC et The Cure ? Tous sont passés par le cultissime studio d’enregistrement français Miraval. Cocorico !

 

Le Studio Miraval avait ouvert ses portes en 77, alors même que le séisme punk sortait sèchement l’Angleterre de sa catatonie Tatcherienne à grand renfort de slogans anarchiques et de choix vestimentaires délibérément malséants. Son instigateur, le pianiste Jacques Loussier, semblait, de son coté, bien décidé à prouver que les britanniques ne détenaient pas le monopole du rock’n’roll. Une mission accomplie avec panache, car durant les trente années qui suivront, c’est tout un pan du panthéon du rock qui s’est invité entre les murs du Studio Miraval. 

Il faut dire que, situé à Correns, dans le Var, au coeur d’un sublime domaine viticole, le studio avait deux trois arguments de poids pour séduire les rockeurs rincés par le hurlement frénétique des groupies et autres excès en tous genres. Un havre de paix à l’attrait délicieusement frenchie, niché au coeur de la – oh so charming ! - Provence, qui s’est attelé à injecter une bonne dose d’élégance toute française dans ce courant musical de débauchés. ; ) Pas étonnant donc que l’on puisse citer les crooners tirés à quatre épingles Bryan Ferry et Morrissey parmi les prestigieux pensionnaires du lieu. Ah oui, et puis juste un détail : Pink Floyd y a enregistré The Wall. Voilà pour la caution rock de notre cher pays, Mesdames et Messieurs. Bien malheureusement, le studio était tombé en désuétude depuis le début des années 2000 et l’acquisition du domaine par un power couple de super célébrités comme seul Hollywood sait en faire. 

 

 

Le 13 décembre, un certain Brad Pitt – vous avez du vaguement avoir entendu parler du Monsieur - a fièrement annoncé la réouverture imminente du studio, à l’été 2022. Une nouvelle plus qu’engageante pour tous les aspirants à la postérité musicale qui auraient envie de s’imprégner de l’aura sémillante d’un Bashung ou d’un Higelin, voire de renifler les effluves fossilisées de laque qu’un Robert Smith aurait laissé trainer dans les cabines d’enregistrement lors des sessions de Kiss Me Kiss Me Kiss Me en 87. 

Oui, vous l’avez deviné, le couple d’acquéreurs dont il était question un peu plus haut était bien les fantasmagoriques Brangelina. Séparé de Madame, Pitt a enfin décidé de sortir du formol cette annexe légendaire du domaine. Et on lui dit merci. Pour ce faire, il s’est associé à Damien Quintard, producteur made in France au CV assez éloquent - le trentenaire a travaillé avec Brian Eno, et a pu décorer ses water-closets avec un Emmy Award, tout de même. Entièrement planifiée et supervisée par Brad Pitt, cette « rénovation majeure » des lieux – dixit ce dernier, passionné d’architecture et de décoration d’intérieur - a intentionnellement conservé l’équipement d’époque, resté intacte, galvanisé par des systèmes de mixage dernier cri – Dolby Atmos notamment. Un hommage au cachet crédible et vintage du studio, certes, mais pas que : Pitt et Quintard ont spécifiquement désigné un sound-desk hybride analogique/numérique, pensé comme le centre névralgique de ce studio rétro - moderne - mythique. Tout cela s’avère assez prometteur...

Miraval, avec ses centaines de mètres carrés de régies et de salles d’enregistrement et ses plafonds qui culminent à 8m de hauteur, assure une acoustique démente aux artistes pop, rock, rap ou classique... qui devraient rapidement se bousculer au portillon. 

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