HIFI Nantes

Hifi Nantes

Dossier sept 26

10 idées reçues de la hifi vues par nos magasin

18/09/2026
Partie 1

Le domaine hifi, de part son aspect technique, donne lieu à un certain nombre de certitudes ampoulées, à de nombreux clichés scandés avec ferveurs par une faune passionnée mais parfois mal renseignée. Nos magasins ont choisi de s'emparer du sujet, sélectionnant chacun un stéréotype très discutable trop souvent entendu dans nos boutiques, afin de le démystifier avec leurs propres mots. La parole aux vrais pros !

 

Idée reçue #1 : « Le vinyle sonne toujours mieux que le numérique. » 

par HIFI Paris 12

 

 

Le vinyle sonne-t-il mieux que le numérique ? Une question d'époque.

Affirmer que le vinyle sonne systématiquement mieux que le numérique est une généralisation trop rapide. En réalité, tout dépend essentiellement de l'année d'enregistrement et de la technologie utilisée en studio au moment de la prise de son.

Pour les enregistrements des années 60 et 70, la supériorité du vinyle ne fait guère débat. À cette époque, la chaîne de production était intégralement analogique : la bande magnétique captait un signal continu, sans interruption dans le temps, sans les contraintes d'échantillonnage propres au numérique, qui impliquent un découpage du signal audio en mesures discrètes, prises à intervalles réguliers. Écouter ces albums en vinyle, c'est donc se rapprocher au plus près du signal d'origine, sans passer par une conversion qui n'a jamais eu lieu à la source.

La période 1980-2000 est plus ambiguë, et mérite un examen au cas par cas. C'est à cette époque que les studios ont commencé à basculer vers le numérique, sous l'impulsion notamment du standard CD, qui a bouleversé les méthodes d'enregistrement et de mixage. Pour un album de cette période, le vinyle n'est alors qu'un support de restitution analogique d'une source qui, elle, était numérique en amont. Il n'apporte donc plus le même avantage natif : tout dépend de la qualité de la conversion numérique-analogique effectuée en studio, et du soin apporté au mastering pour le pressage vinyle.

À partir du début des années 2000, la donne change encore. Les convertisseurs analogique-numérique utilisés en studio ont considérablement progressé en précision et en fidélité. Un enregistrement numérique moderne, bien converti, peut capter toutes les nuances du son avec une grande précision — des nuances qu'un vinyle ne saura reproduire fidèlement, sans en ajouter ni en retrancher, puisque le master est numérique dès l'origine.

En somme, le débat vinyle contre numérique gagne à être reformulé : plus qu'un affrontement de supports, c'est une question de cohérence entre le support d'écoute et la technologie d'enregistrement d'origine. Le vinyle excelle quand il restitue un son pensé et capté en analogique. Au-delà, son intérêt devient davantage une question de goût, de rituel d'écoute, ou de qualité de pressage que de fidélité technique supérieure.

Malgré tout, l'écoute d'une très bonne platine vinyle reste une expérience inoubliable ; elle vient naturellement capter notre attention pour nous émouvoir. Le vinyle permet-il d'obtenir un son plus naturel, plus expressif ? La question se pose — venez en juger par vous-même dans nos magasins.  

 

 

Idée reçue #2 : « Une enceinte neuve ne sonne jamais aussi bien qu’une enceinte déjà rodée. »

par HIFI Nantes

 

 

Au magasin, les clients se posent parfois la question de savoir si l’écoute qu’ils ont eu en magasin sera la même une fois l'enceinte neuve déballée dans leurs intérieurs. Il a effectivement plusieurs facteurs qui peuvent amener une différence au niveau de l’écoute chez un revendeur, puis une fois installée chez le client, tels que le placement des enceintes, les caractéristiques acoustiques de la pièce, et la mise en œuvre du système. Mais ce qui nous intéresse principalement aujourd’hui, c’est la différence entre une paire d’enceintes rodée et une paire d’enceintes neuve, tout juste déballée du carton.

Et la réponse (roulement de tambours...) est : OUI.

Effectivement il peut y avoir une différence dès les premières écoutes, car les suspensions et les membranes des haut-parleurs peuvent être plus raides au départ suivant les composants utilisés par les constructeurs. Il faut donc « roder » les hauts parleurs, c’est-à-dire assouplir les suspensions des haut-parleurs. Après quelques dizaines d’heures - entre 60 et 100 heures en moyenne pour les suspensions les plus rigides - les mécaniques s’assouplissent, et permettent ainsi aux haut-parleurs de se mouvoir plus facilement, et à l'enceinte de déployer plus de grave par exemple.

L’exemple d’un haut-parleur de caisson de basses

La suspension va être rigide au déballage et par conséquent le grave risque d’être moins descendant suivant les fréquences de coupure et le positionnement. Suite à ce rodage de plusieurs heures, la suspension va s’assouplir et se détendre. Le haut-parleur  pourra ainsi descendre plus facilement et aura un meilleur impact dans le grave. Cet exemple s’applique aussi aux haut-parleurs de médiums et aux tweeters.

Ce que nous conseillons régulièrement à nos clients, c’est de laisser tourner leurs systèmes à bas volume la journée pour que les enceintes se rodent quand ils partent au travail par exemple, ou s'ils télétravaillent, en laissant une radio ou en streamant une playlist en fond sonore. Et le résultat est significatif. Plusieurs clients nous rappellent quelques semaines plus tard pour nous dire qu’effectivement, ils ressentent la différence, aussi bien en hifi qu'en home cinéma.

L'astuce rodage des druides nantais de la hifi 

La meilleure alternative pour roder des enceintes passives et de les mettre en opposition de phase, et c’est même une méthode assez pratique pour les faire jouer longtemps sans avoir besoin de les écouter. Le principe est de mettre les deux enceintes face à face, très proches l’une de l’autre, puis d’inverser la polarité d’une des deux enceintes. Traduction : 

Les enceintes sont placées face à face, à  une poignée de centimètres de distance. L'enceinte A est branchée de manière classique à l'amplificateur, alors que l'enceinte B est branchée de manière inversée – câble rouge sur le bornier noir et câble noir sur le bornier rouge. Il faut ensuite les faire fonctionner avec de la musique ou un signal large bande à volume raisonnable. Elles vont alors produire des pressions acoustiques largement opposées, ce qui entraîne une forte annulation sonore à l'extérieur. C'est particulièrement pratique pour un rodage nocturne ou prolongé.

Attention, l'opposition de phase n'annule pas le mouvement des haut-parleurs eux-mêmes. Chaque enceinte continue à recevoir son signal et ses haut-parleurs continuent donc à travailler. Ce qui s'annule principalement, c'est le son rayonné dans l'espace entre et à l'extérieur des enceintes. Il faut éviter un volume excessif : il n'est généralement pas nécessaire de faire fonctionner les enceintes très fort pour un rodage.

Le rodage étant essentiel à la performance et l'évolution de l'écoute d'un système, une enceinte neuve ne sonnera donc en effet jamais aussi bien qu’une enceinte déjà rodée.

 

 

Idée reçue #3 : « Il faut absolument que l'ampli soit plus puissant que les enceintes. »

par HIFI Bordeaux 

 

 

Nous pourrions facilement envisager un débat « ampli plus puissant que les enceintes ou vice versa » mais souvent, ni l'un ni l'autre n'est vrai. Il y a plusieurs choses à dire concernant les enceintes. 

La puissance admissible des enceintes

Pour commencer, les enceintes n'ont pas de puissance à proprement dit. J'ai souvent des clients qui me demandent « quelle est la puissance des enceintes ? » mais les enceintes n'ont pas de puissance, puisque ce sont des éléments passifs. Elles reçoivent du courant et réagissent à la tension, au courant, et donc à la puissance – puisque P = UI en physique. Cette « puissance » dont on parle à propos des enceintes est en réalité une puissance admissible par l'enceinte. On pourrait comparer ça à un être humain : tout un chacun a des facultés d'adaptation, minimum et maximum, constituant ainsi une « plage idéale » dans laquelle tout se passe bien. C'est la même chose pour les enceintes : les fabricants – sérieux - actuels n'indiquent désormais pas une puissance (admissible) précise, mais annoncent plutôt qu'une enceinte donnée est capable d'accepter une puissance allant entre 10 et 150W par exemple. Ceci donne une idée de l'ampli que l'on pourra utiliser. 

Il y a quarante ou cinquante ans, les constructeurs avaient la fâcheuse tendance de dire «  les enceintes font 150W de puissance admissible maximum à court terme. » « À court terme » traduit qu'une enceinte est en danger quand on lui donne trop de puissance pendant longtemps. Une enceinte à laquelle on envoie une puissance raisonnable, même un peu élevée, mais pendant pas trop de temps ne souffrira pas trop. Cependant, une enceinte, même un peu en dessous de sa puissance admissible maximale, pendant très longtemps, va voir les bobines de ses haut-parleurs chauffer, et c'est là que les problèmes peuvent arriver. 

A contrario, certains se rassurent en se disant qu'il vaut mieux un ampli qui fait 50W pour des enceintes qui peuvent tenir 100W afin de ne jamais « casser » les enceintes, mais c'est une erreur. Un ampli qui fait 50W est amplement suffisant dans la majorité des cas, sauf lorsque l'on commence à écouter fort et que l'ampli manque de capacité en courant. Ces 50W entrent en distorsion lorsque l'ampli est poussé dans ses retranchements : le signal audio est alors déformé et erratique, les haut-parleurs, moins bien contrôlés, font un peu n'importe quoi, cassant ou brûlant leur bobine. 

L'alimentation de l'amplificateur

Ce qu'il est important de retenir, c'est qu'il faut surtout choisir un ampli qui, au delà de la puissance qu'il développe, a un bon débit en courant. On le voit souvent à la valeur donnée par la capacité de l'alimentation, exprimée en VA. Il est plus important d'avoir un ampli qui ne fait que 60W par exemple, mais qui va avoir un fort débit en courant et qui va ainsi maîtriser le haut-parleur, plutôt qu'un ampli qui annonce 100W, dont on pourrait croire qu'il est plus puissant, mais qui en fait va avoir un débit en courant plus faible. 

Chez HIFI Bordeaux, on ne se polarise pas lors de la vente d'un système sur la puissance qu'il faut vraiment, ni en termes d'enceintes, ni en termes d'amplis : la plupart des amplificateurs des marques sérieuses font entre 50 et 100W, et cela convient à la plupart des enceintes du marché, qui ont une puissance admissible entre 10 et 150W. Il n'y a donc honnêtement aucun risque de casser une enceinte ou un ampli avec les associations du marché actuel. Le seul risque qui existe, mais qui existera toujours, c'est quand on écoute trop fort, et qu'on arrive aux limites de l'ampli, qu'il soit puissant ou non, et qu'on arrive également aux limites de l'enceinte, quelles que soient ses capacités à encaisser la puissance. 

Ce qu'il faut retenir, c'est de plutôt choisir un amplificateur qui soit bien alimenté – avec un transformateur d'alimentation surdimensionné – ce qui nous renseignera sur le fait que l'ampli, même s'il fait que 60W – comme certains modèles Arcam ou Cambridge – dispose d'une capacité en courant importante. Un ampli qui annonce de grosses puissances mais doté d'un tout petit transformateur d'alimentation n'aura rien dans le ventre. Et en conséquences, le haut-parleur sera moins maîtrisé. Donc au delà de la puissance et des chiffres un peu marketing qu'on peut voir, il y a surtout cette notion de capacité d'alimentation de l'ampli à prendre en compte. Des puissances de 60, 80W sont souvent très suffisantes pour la plupart des enceintes.

Taille des enceintes et puissance nécessaire 

La taille des enceintes n'est également pas en rapport avec la puissance potentielle nécessaire. Cette erreur est commune chez les néophytes, qui considèrent que l'enceinte est petite, donc peu exigeante, et qu'un petit amplificateur suffira. C'est complètement l'inverse : très souvent, une enceinte qui fait la taille d'une boite à chaussure a de petits haut-parleurs et un petit volume d'air dans son coffre. Les lois de la physique font donc qu'elle a besoin que l'on compense ces faiblesses par de l'électricité. Ces petites enceintes ont donc paradoxalement besoin d'un ampli plus puissant, pas pour faire plus de niveau sonore, mais pour compenser le fait qu'elles aient de petits haut-parleurs, et un petit volume de charge. 

À l'inverse, une enceinte colonne, qui aurait un rendement de 93dB par exemple, aura beaucoup plus d'aisance à fonctionner avec parfois deux fois moins de puissance qu'une petite enceinte. La puissance de l'ampli et celle admissible par les enceinte n'est donc qu'une vague indication de la compatibilité des produits. En pratique, c'est le résultat qui compte : toute cette histoire de puissance n'est de toute façon pas un critère de qualité, car un bon système n'est pas forcément un système puissant.

 

Idée reçue #4 : "Un caisson de basse, c'est uniquement pour le home cinéma."

par HIFI Tours

 

 

En voilà une "fausse croyance" que nous entendons souvent au magasin...

Je me souviens d'ailleurs que quand j'ai commencé, les anciens vendeurs passionnés de hifi qui m'ont appris le métier avaient un peu ce discours là : les caissons de basses, c'est pour le home cinéma... ou les bourrins ! Et bien non, un caisson n'est pas réservé qu'à l'utilisation en home cinéma, et de plus en plus de nos clients en achètent pour compléter leurs systèmes stéréo. 

Le caisson de basses, kézako ?

Le caisson de basse est une enceinte entièrement dédiée à la reproduction des fréquences graves. Ils sont en général capables de produire des sons allant de 20 à 120 Hz. En règle générale, ils se présentent sous la forme d'un cube, contenant une ou plusieurs membranes de haut-parleur de grande taille – 20/25/30 cm pour les plus courants, voire 38cm ou plus pour les plus musclés d'entre eux - ainsi qu'un amplificateur intégré pour alimenter son ou ses haut-parleur(s). Leur but est donc principalement de reproduire les fréquences graves que les enceintes ne peuvent pas atteindre, ou de les seconder pour leur apporter un renfort dans une zone où elles commencent à être moins efficaces. 

Home cinéma

Que vous ayez un système 5.1 avec des grandes colonnes ou des petites enceintes satellites, difficile de composer de bons systèmes home cinéma sans un ou plusieurs caisson(s) de basses. Dans les bandes son des films (et des jeux vidéo), un ou plusieurs canaux sont codés spécifiquement pour les caissons, et le grave joue un rôle prépondérant dans l'expérience cinématographique, que ce soit dans la musique (nappes de graves profondes et enveloppantes) ou dans les bruitages (explosions, moteurs, etc.).

Beaucoup de systèmes home cinéma ou de salles équipées utilisent d'ailleurs des enceintes plutôt compactes, qui excellent dans la reproduction des fréquences aiguës et médiums, et qui sont déchargées des fréquences graves. Elles restent ainsi très précises et détaillées, puisqu'elles ne sont volontairement pas chargées de cette partie très délicate du spectre de fréquences (particulièrement à fort volume), ce rôle étant attribué à un ou plusieurs caisson(s) de graves. Le résultat donne une profondeur, un réalisme et une immersion que seuls les caissons peuvent apporter. 

Hifi

L'utilisation d'un caisson de basses en hifi peux aussi être très pertinente et nous le proposons de plus en plus à nos clients. Les musiques modernes sont très "chargées" en graves, et les systèmes de reproduction actuels (enceintes Bluetooth, barres de son, systèmes de sonorisation automobile) ont tendance à particulièrement mettre en avant les graves pour son côté flatteur (en général au détriment du reste).

Les clients sont donc habitués à ce que les graves soient bien présents et peuvent parfois ressentir une certaine frustration sur un système hifi de qualité, car les graves de celui-ci seront par principe très propres et contrôlés, beaucoup plus justes et mesurés que ce qu’ils ont l'habitude d'entendre. Ils peuvent donc être déstabilisés, et trouver que l'ensemble manque de graves, que c'est "trop aigu ou un peu maigre". Le caisson de graves prend alors tout son sens, et il est bien souvent la solution qui redonne le sourire aux clients. Il apporte l'assise, la profondeur qui manque, ce côté enveloppant et rassurant (un peu comme la crème fraîche dans les sauces !).

Le mariage enceintes/caisson

La plupart des enceintes bibliothèque ne descendent pas en dessous de 50 Hz et commencent à perdre de l'efficacité et de la pression acoustique bien avant ces fréquences annoncées. Ceci explique qu'il leur manque toute une gamme de sons très graves, et que lignes de basses et coups de grosse caisse de batterie manquent de corps et d'impact.

Pour les enceintes colonnes c'est un peu différent. Certaines grosses enceintes peuvent titiller les 25 Hz et donc s'approcher des performances du caisson, mais avec beaucoup moins d'efficacité toutefois : le caisson lui est conçu exclusivement pour ces fréquences. Il possède un ampli dédié qui permet d'ajuster la quantité et le niveau de grave qu'on va lui demander. Il peut donc servir de renfort discret pour des colonnes, apportant du confort lors d'écoute à bas niveau, ou permettre au système d'approcher le réalisme des concerts live (qui utilisent tous de nombreux et puissants caissons de grave).

Le réglage fin du caisson et son accord parfait avec les enceintes prend souvent un peu de temps, mais on peut obtenir une très belle intégration des deux et faire en sorte que le caisson s'oublie, laissant penser que les graves viennent des enceintes - en revanche après ça, quand on le coupe et que les enceintes se retrouvent seules, on est parfois choqué par la platitude du son, le grave ayant un côté assez addictif.

À l'inverse, pour les gros gourmands, un bon caisson peut apporter les sensations d'un grave vraiment physique, qui fait trembler les murs et décolle le papier peint. Au magasin, nous privilégions souvent la solution enceintes bibliothèque/caisson pour les amateurs de grave tectonique, plutôt que des petites colonnes qui souvent paraîtront un peu sèches selon le type de musique écoutée. 

Choisir son caisson

Sans surprise en hifi, la gamme de prix est extrêmement variée : taille et qualité des haut-parleurs, construction du coffre et puissance d'amplification varient énormément entre les modèles d'entrée de gamme et ceux plus travaillés... et le rendu est en général à l'avenant. Un petit caisson entrée de gamme offre un grave à peine audible et très brouillon, qui fait une sorte de purée ou les notes ne sont pas définies et qui vient dénaturer toute l'écoute. Avec un bon caisson, on peut s'attendre à un magnifique renfort de profondeur et de présence, et un impact qu'on ressent dans le plexus.

Le choix du bon caisson nécessite donc des conseils avisés, et si possible, une écoute en magasin : il doit être adapté à votre portefeuille, mais aussi à votre utilisation (Film ? Jeux ? Musique ? Salle dédiée ou salon ? Liste non exhaustive). Son emplacement est évidemment primordial .... pour votre déco d'abord, mais surtout pour le rendu. Il est aussi parfois préférable d'avoir deux caissons de taille moyenne, plutôt qu'un seul énorme qui va créer des modes de résonance et faire vibrer toute la pièce. Votre revendeur saura vous guider dans le choix de la conception et de la taille (caisson clos ou bass reflex, par exemple).

En conclusion, loin d'être un accessoire réservé aux adeptes des salles obscures et des rave parties, le caisson de basses est un composant très important, qui peut magnifier un système et apporter confort, profondeur et réalisme ... à condition d'être à la hauteur de celui-ci. Il doit, comme tous les éléments d'une "chaîne" hifi, être un maillon adapté et cohérent avec le reste, sous peine de déséquilibrer l'ensemble.

Idée reçue #5 : "Plus une enceinte est grosse, meilleur est le son."

par HIFI Orléans 

 

 

C'est faux ! Il existe de nombreuses petites enceintes très haut de gamme avec une sonorité exceptionnelle. En fait, le choix de la taille de l'enceinte dépend du volume de la pièce d'écoute. Plus la pièce est grande, plus il faut une enceinte de grande taille pour remplir le volume du local, et avoir une écoute agréable, même à bas niveau sonore.

Une petite enceinte dans une grande pièce ne remplie pas le volume et va manquer de grave et d'ampleur, et même en mettant plus fort, le son va augmenter mais va toujours manquer d'ampleur... Ce n'est pas une question de volume sonore mais vraiment d'ampleur et de présence dans le grave/médium. C'est un peu comme l'effet d'un transistor dans un hall de gare ou une cathédrale. Volume à fond, on va certes l'entendre, mais le son va être "petit", sans "basses", criard...

La situation inverse peut également être problématique ! Une grosse enceinte dans une petite pièce peut être très envahissante et surchargée en basses... La pièce sature, et l'enceinte fonctionne souvent en dessous de sa plage de fonctionnement idéal. À bas volume, une colonne ne s'exprime parfois pas totalement, le son reste "dans la boite", et le médium ne "s'ouvre" pas.... Et dès que l'on monte le volume, les basses vont être trop présentes, envahissantes : un effet "boum boum" incontrôlable.

C'est pour cela que dans une même gamme d'enceintes, il y a toujours différentes tailles, de la monitor à la colonne. Si on prend l'exemple de la gamme Silver 8G chez Monitor Audio, on remarque qu'elle est déclinée en pas moins de quatre modèles de tailles distinctes : une petite enceinte bibliothèque Silver 50 8G, et un modèle sensiblement plus grand typé "monitor" (la Silver 100 8G), suivis de deux colonnes de tailles croissantes (les modèles Silver 300 et Silver 500 8G). Ce n'est pas que la Silver 500 8G est bien meilleure que la petite Silver 50 8G (elle utilise d'ailleurs les mêmes haut-parleurs), mais la petite fonctionnera bien mieux dans une pièce de 15m² par exemple, alors que la Silver 500 8G sera tout simplement plus adaptée pour un volume de 50m²... Heureusement que nous avons tous droit à une très belle écoute haut de gamme, quelle que soit la taille de notre pièce d'écoute, non ? 

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